Du sujet à l'objet : pour une lecture plurielle des sciences de l'éducation


Hommage à Gaston Mialaret


Par Laurent Saadoun


Il peut sembler incongru, dans les colonnes d'une revue de science politique d'évoquer le parcours d'un des grands noms des sciences de l'éducation et ce faisant, d'y suggérer des continuités, des filiations et des complémentarités. Ce serait alors ignorer le parti pris épistémologique de notre revue plurielle : celle de l'ouverture et du dialogue entre les sciences humaines et les sciences sociales. C'est d'ailleurs dans ce même esprit d'ouverture, que Gaston Mialaret acceptait notre proposition d'écriture de notre Sociologie politique de l'Ecole, convaincu comme nous de la nécessité de confronter les territoires en franchissant (et en s'affranchissant) des frontières disciplinaires, réductrices de possibles. Du reste, les sciences de l'éducation sont plurielles par nature : croisée des regards sociologique, anthropologique, psychologique, philosophique, historique, psychanalytique et économique. Et, dans son histoire même, la science politique est plurielle, même si en rupture avec la philosophie et les sciences juridiques : elle peut être pensée comme lieu du métissage possible de l'anthropologie et de la sociologie. Comment ne pas constater que nombre des objets des sciences de l'éducation sont eux-mêmes métisses et transdisciplinaires : de l'Ecole à l'éducation, du savoir au projet, de la pédagogie aux politiques éducatives ; et qu'ils intéressent tout autant le politologue parce qu'ils relèvent d'un questionnement sur la relation de pouvoir, au risque d'en contester la légitimité et la capacité des scientifiques à s'auto-proclamer "experts" ?

Notre travail de mise en liens des connaissances utiles a consisté, à réunir, à faire tenir ensemble, c'est-à-dire à tisser ce qui pouvait servir le besoin de comprendre. Aux connaissances politologiques nous avons associé les connaissances disponibles en sciences de l'éducation. Ce travail continu de mise en liens caractérise l'œuvre intellectuelle, savante et de direction éditoriale de Gaston Mialaret. Elle a orienté nombre de travaux en sciences de l'éducation.

Nous souhaitons qu'elle enrichisse nos débats.

Sur le pacte autobiographique, ou comment l'œuvre dit la personne

Si les sciences de l'éducation sont des sciences humaines, c'est qu'elles autorisent et justifient le moment réflexif de l'auto-référentialité par laquelle, le sujet prend la parole, se dit en construisant l'objet. Tout travail d'introspection est aussi tentative de dépassement du sens commun, de l'évidence, de la proximité aveuglante du réel. S'il faut connaître, c'est que rien n'est donné d'avance. Le triangle didactique, constitué du savoir, de l'apprenant et du formateur met en scène le procès jamais achevé de la mise en intrigue du monde, de soi et de ses rapports avec ce qui relève de l'altérité. Il donne à lire de la sorte, le mystère du pouvoir, de l'obéissance volontaire, du contrôle et des régulations sociales quant il prend la forme du contrat didactique. Implicite, jeux d'acteurs, attentes, situations, ajustements, obstacles, représentations sont autant de manifestations de la présence du sujet dans la relation pédagogique, comme dans toute relation de pouvoir. L'espace éducatif est alors un de ces lieux par lequel le singulier est recomposé en pluriel, l'intime est rejeté comme périphérique : le territoire de la non-séparabilité de l'objet et du sujet, le moment de leur co-émergence dans la relation au savoir, c'est-à-dire dans le cadre du travail de l'institution qui institue, de l'œuvre de la transcendance au bénéfice d'un homme nouveau, arraisonné par la socialisation. Toute pédagogie est alors pédagogie du sujet, en même temps qu'elle est objectivation du sujet, partiellement pétrifié dans le faisceau des attentes sociales, des normes et des injonctions socialement légitimes et dominantes.

Si l'œuvre dit le sujet, elle dit aussi l'objet qui naît du sujet et le fait naître à lui-même et au monde. C'est en quoi, le pacte autobiographique illustre la question de la rétroaction possible de l'objet au sujet, mais aussi du sujet à l'objet. Encore faut-il admettre que dispositions cognitives, matérielles, affectives, éthiques du sujet, connaissant et à connaître à partir des objets qu'il constitue et qui le constituent, ne peuvent être appréhendées qu'au travers du prisme, pour partie déformant de la subjectivité à la fois libre et déterminée : celle de celui qui ose dire "je" ; celle qui s'exprime quant un "je" parle sur un autre "je". Car la production de connaissance est prise de risques, risque de l'autre, cerné et concerné tout à la fois par l'incomplétude et l'inachèvement, pris dans la trajectoire créatrice d'un sujet connaissant.

Gaston Mialaret a non seulement labouré le champ vierge des sciences de l'éducation naissantes en France, mais il a aussi moissonné le multiple, au travers d'une formation universitaire bouillonnante, où l'humain est émergent dans la foison des disciplines des sciences de l'homme et des mouvements intellectuels qui animèrent l'époque des trente glorieuses. Ces premiers terrains intellectuels de prédilections s'inscriront dans la multiréférentialités, les mathématiques, la philosophie, la physique mathématique, au moment même où les sciences dites "exactes", doutent des canons de la scientificité classique, qu'il s'agisse de la théorie des quanta, des incertitudes d'Heisenberg et de la crise du déterminisme classique. Cette formation en sciences exactes lui servira de propédeutique à l'utilisation de la méthode expérimentale et de la statistique indispensables pour aborder les questions de la psychologie scientifique, qu'il pressent indispensables à l'analyse de la problématique de l'apprentissage. Sa formation en sciences humaines et sociales nourrira alors ses réflexions sur la pédagogie quand il prépare le concours de Directeur d'Ecole Normale. Ses lectures sont plurielles : de Claparede à Binet, de Wallon à Durkheim, jusque dans les perspectives très novatrices pour l'époque de Montessori à Freinet et de Bachelard à Sartre. . Elève-Inspecteur à l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, son année de stage sera consacrée à élargir la gamme de ses connaissances, de la grammaire à la linguistique, de la phonétique à la biologie et à l'astronomie, de l'histoire à la sociologie. Homme orchestre, au savoir métis, il écrit : "Ce fonds de culture générale m'a toujours paru nécessaire pour tout ceux qui veulent aborder les problèmes de l'éducation, puisque j'ai toujours considéré l'éducation comme une fonction insérée dans un tissu historico-économico-scientifico-politico-social". La culture générale consiste en une mise en sens , mais aussi en une mise en éveil des sens, pour être plus lucide, plus curieux et plus autonome. " Porte ouverte sur le sens ", elle nécessite de décloisonner ce que la division du travail scientifique dans les sciences en général produit comme spécialisations croissantes, démultipliées en micro-disciplines partiellement concurrentes dans un champ scientifique compétitif. C'est bien là le pari et le défi de Gaston Mialaret, que de vouloir saisir le fait éducatif, dans ses multiples interactions et dimensions, propres à rendre compte de la complexité du fait éducatif, excluant pour la saisir tout découpage disciplinaire " simplifiant " et justifiant l'appréhension de tout questionnement dans une vision polyoculaire, par laquelle les différentes dimensions d'un " fait éducatif total " pourrait alors émerger.

Existait-il alors à l'époque des pionniers, une place en creux, un territoire vierge à ouvrir à une discipline nouvelle ? Gaston Mialaret s'en convainc peu à peu, quand il construit une troisième composante de sa formation personnelle : la psychologie et la pyschanalyse. Il fréquente les travaux de Mélanie Klein, Anna Freud, Jean Piaget, Henri Wallon. Pour préparer son Doctorat il met en œuvre ce qui deviendra " la recherche action " dans des classes de collège Docteur d'Etat ès Lettres en 1957 avec une thèse principale " sur l'apprentissage des mathématiques chez les adolescents et une thèse secondaire sur la sélection et la formation des professeurs de mathématiques), il est nommé à l'Université de Caen comme professeur de psychologie puis, après la création des sciences de l'éducation, professeur de sciences de l'éducation. ll restera à Caen jusqu'à sa retraite en 1984.

Gaston Mialaret peut être qualifié de chantre de la transversalité par ses travaux et ses enseignements. La réflexion didactique est fondamentalement une connaissance transversale : la plupart des enseignements sur la didactique nous viennent d'abord des sciences exactes et biologiques, d'autant que la migration des concepts entre les sciences, l'hybridation et l'interpénétration disciplinaire sont constitutives de leur démarche. Ainsi, si la didactique ne peut faire abstraction des savoirs et de leurs spécificités, elle cherche à déterminer les conditions de chaque discours scientifique tout en posant des jalons communs à l'ensemble des sciences et des disciplines scolaires. Gaston Mialaret invite à penser et renvoie au postulat sous-jacent d'unité des savoirs, faisant naître l'histoire de la confrontation des savoirs d'une manière alternative pour faire vivre une connaissance de l'éducation, elle-même inscrite dans une démarche à vocation pratique et civique et critique de formation d'un citoyen vertueux, spécialement dans le cadre de ses engagements et missions dans les organisations internationales et auprès des pays du tiers-monde. Père fondateur des sciences de l'éducation (avec Maurice Debesse à Paris et Jean Château à Bordeaux), institutionnalisées dans l'université française en 1967, il élargit son regard passant "d'une conception trop strictement psycho-pédagogique à une conception plus large par une réflexion sur la polysémie du concept même d'éducation".

Dans sa grande sagesse, Gaston Mialaret se confie : "personnellement je crois avoir eu une vie bien remplie et, bien que n'ayant pas encore voulu faire tout ce que j'aurais voulu faire, je ne suis pas trop insatisfait. Je tiens à ajouter que j'ai eu - et que nos sommes nombreux à avoir - une vie de privilégié : faire un travail qui vous passionne, qui vous enrichit, qui vous garde au contact des jeunes ; ce n'est pas donné à tous les professionnels. (…) Un autre privilège de notre fonction (est que) nous n'avons jamais fini d'apprendre et de nous former".

Le sujet apprenant : objet commun des sciences de l'éducation et de la science politique plurielle


S'il est bien un domaine où la contribution de Gaston Mialaret à l'étude de la relation éducative est essentielle, c'est dans sa réflexion sur le sujet apprenant. Selon lui, beaucoup de désadaptations scolaires sont liées à certaines discordances dans l'attitude de l'éducateur ou de la situation de l'école que l'élève interprète mal et ainsi, dans son ouvrage, Introduction à la pédagogie, il met en liens apprentissage et projet. Il a ainsi contribué à initier en France la pédagogie du projet, qui lui semble être une nécessité pour adapter et dynamiser l'acte éducatif en provoquant l'activité de l'élève tourné vers on intérêt, ses besoins, ses initiatives, bref son engagement d'apprenant. Grâce à cette pédagogie du projet, "l'élève est donc actif, il s'approprie son savoir et ses savoir-faire en les construisant dans la réalisation du projet. C'est un savoir en acte global, une production divergente qui sont construits par l'acteur. L'apprentissage par projet est conçu comme une réponse à une demande, un problème. Il a du "sens" (…)" selon Marguerite Altet .

Se fondant sur l'expérience globale de l'enfant et de son vécu, Gaston Mialaret aborde la question de la motivation scolaire dans sa triple dimension corrélée aux problèmes liés à la séparation de l'enfant et du milieu familial , aux problèmes liés à la découverte d'un nouveau groupe social et aux problèmes liés à l'inadéquation des attentes du milieu scolaire au plan psychologique de l'enfant. Les méthodes actives prônées par Gaston Mialaret dans leur prise en compte des aspects affectifs de l'acte d'apprentissage comme de la relation pédagogique, font du sujet apprenant le propre vecteur de l'appropriation de ses savoirs. "Cette démarche s'effectue dans le temps et d'une façon qui excluent la rigidité séquentielle. Dans chaque situation, en fonction de la richesse de l'expérience des sujets d'une part, de leurs possibilités psychologiques d'autre part, l'éducateur s'efforce de mettre en œuvre le processus d'appréhension globale conduisant progressivement à l'analyse et à la synthèse. La méthode d'apprentissage de la musique qui débute par le chant et l'expression vocale et qui conduit, plus tard, à l'idée des notes et du solfège en est une claire illustration", explique Gaston Mialaret dans La pédagogie (Paris, PUF, 1992). En tant que praxéologie, la didactique prend en charge et s'intéresse à l'appropriation des savoirs. Elle inclut la pédagogie. La relation didactique représentée par un triangle unissant élèves, enseignant et objet de savoir doit aujourd'hui être complexifiée en tenant compte des caractéristiques de chacun des trois pôles. L'élève est sujet social et cognitif, fruit d'une histoire individuelle et sociale. Il a sa propre représentation du savoir et se construit un rapport au savoir, certes fluctuant, qui constitue un déjà-là cognitif, à la fois avant, pendant et après l'apprentissage. De même, l'objet de savoir est à la croisée de finalités sociales, de visées politiques ou philosophiques et de relations complémentaires/conflictuelles avec le savoir savant.

De fait, le sujet apprenant des sciences de l'éducation est à confronter au sujet de la science politique : pensé acteur en tant que citoyen, mais assujetti par la règle et les systèmes de contrôle. Dans notre modèle de citoyenneté universalisante, le Politique en tant que construction d'un Mit-sein nie toute altérité singulière, tout en mobilisant et inventant Autrui. Il n'a de cesse alors de mettre en scène un simulacre que l'Ecole participe à définir en tant qu'Institution du social et du Politique. L'école est bien un lieu de construction du sujet politique, tant parce qu'il est le lieu cardinal de la citoyenneté que parce que s'y jouent des jeux et enjeux de pouvoir.

ANNEXE : BREVES NOTES BIOGRAPHIQUES (fournies par l'auteur)

Gaston MIALARET est né le 10 Octobre 1918 à PARIS.

ACTIVITES ACADEMIQUES ET PROFESSIONNELLES
Après ses études secondaires il prépare la licence et le D.E.S. de mathématiques auprès de l'université de TOULOUSE et, à Paris, la licence de Psychologie, le diplôme de l'Institut de Psychologie de l'Université de Paris, le Professorat de psycho-pédagogie des E.N.N.A. et le Certificat d'aptitude à l'Inspection des écoles primaires et à la Direction des Ecoles normales.
D'abord instituteur puis maître de classe d'application il est chargé d'organiser la première classe de "sixième nouvelle" au lycée d'ALBI avant de devenir professeur de mathématiques au Collège moderne et technique de la même ville.
Après son passage à l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud il est chargé d'organiser le premier laboratoire de psycho- pédagogie de l'E.N.S. de St Cloud tandis qu'il est chargé d'enseignement à la Sorbonne, à l'Institut de psychologie, à l'E.N.N.A. de PARIS.
En 1957 il soutient ses deux thèses en vue du Doctorat ès Lettres sur L'apprentissage des mathématiques et Sélection et la formation des professeurs de mathématiques.
Il est ensuite chargé d'organiser la licence de psychologie de l'université de CAEN où il est nommé en 1953. C'est dans cette université que se déroulera toute sa carrière: chef de travaux, maître de conférences, professeur sans chaire, professeur titulaire. Au sein de l'université de CAEN il développe les études de psychologie puis il est chargé, en 1967, d'organiser les études en vue de la licence et de la maîtrise en sciences de l'éducation. C'est à cette époque qu'il demande que l'intitulé de sa chaire soit modifié pour devenir " chaire de sciences de l'éducation ". Dans le cadre de ses activités caennaises il obtient la création du troisième centre français médico-psycho-pédagogique et, après de nombreuses démarches, la possibilité de travailler dans une école de la ville de CAEN qui sera considérée comme une école expérimentale. Puis il se bat pour obtenir la création d'un institut de formation des conseillers d'orientation scolaire et professionnelle
Après avoir pris sa retraite en 1984 il est appelé par l'U.N.E.S.C.O. pour assurer la direction du Bureau international de l'Education à GENEVE (1987-1988). Il est encore actuellement chargé de la formation des étudiants du "mestrado" en éducation à LISBONNE en ce qui concerne la recherche scientifique en éducation et travaille, comme conseiller scientifique, au sein de l'équipe "Education et Travail" à l'Université de SHERBROOKE.

DISTINCTIONS
G. Mialaret est décoré de l'Ordre des Educateurs polonais, Commandeur dans l'Ordre français des Palmes académiques, Officier de la Légion d'Honneur. Il a reçu la Médaille de la ville de Caen et la Médaille de la Basse-Normandie, la médaille COMENIUS, En 1991 il reçoit le Grand Prix international de l'Education (Prix COMENIUS) décerné par l'Ordre national des Palmes académiques. En 1998 il a été élevé au grade de Grand Officier dans l'Ordre de l'Instruction publique au Portugal.
G. Mialaret a été élu Membre titulaire de l'Académie nationale des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen le 17/02/1996 (membre associé depuis 1994). Il a été nommé, en 1998, Membre d'Honneur de l'O.M.E.P.
G. Mialaret est Docteur honoris causa des universités suivantes: Gand (Belgique), Lisbonne (Portugal), Sherbrooke (Canada), Crête (Grèce), Bari (Italie) , Timisiora (Roumanie), Laval (Québec).

AUTRES ACTIVITES
1. Sur le plan international: G. Mialaret a été expert- consultant de la plupart des grandes organisations internationales: UNESCO, ONU, OEA, UNICEF, Conseil de l'Europe.
2. En plus de ses activités d'enseignement, Gaston MIALARET a milité dans les mouvements de l'Education nouvelle (il a assuré la présidence du G.F.E.N. à la mort d'Henri WALLON), dans l'éducation préscolaire (Présidence mondiale de l'OMEP), en vue du développement de la recherche scientifique en éducation (président-fondateur de l'AIPELF et actuellement vice-président de l'AFIRSE), en vue du développement des sciences de l'éducation (présidence de l'AMSE, de l'AECSE).
3. Gaston MIALARET fait partie des comités de rédaction de plusieurs revues pédagogiques: Revue française de pédagogie, Les sciences de l'éducation-Pour l'ère nouvelle, Journal irlandais de l'éducation, Revue internationale de pédagogie, Studi di Psicologia delle'educazione.
4. Professeur invité (Visiting Professor) des universités suivantes: ABIDJAN, ALGER, AVEIRO, BARI, CONSTANTINE, DAKAR, LISBONNE, LOME, MADRID, MONTREAL, SALAMANQUE, SANTIAGO DU CHILI, SHERBROOKE, TROIS-RIVIERES, TUNIS.
5. Conférencier invité dans les universités ou villes suivantes: CAMBRIDGE, LA HAYE, LIEGE, GAND, BOGOTA, KINSHASSA, BERLIN, VARSOVIE, GENEVE, MADERE, BUENOS-AIRES, OZAKA, LIMA, CARACAS, GUATEMALA, WASHINGTON, QUEBEC, ORAN, BOSTON, BARCELONE, OTTAWA, FAIRBANKS, PITTSBURG, MONS, SIENNE, MUNICH, TOKYO, PORTO, COIMBRE, MEXICO, GUADALAJARA, CONCEPTION, PALERME, BUCAREST , TIMISIORA.

VUE D'ENSEMBLE DES TRAVAUX DE GASTON MIALARET
Les travaux de G.Mialaret peuvent se regrouper autour des 5 thèmes suivants:
1. un effort constant pour réaliser l'intégration de la pratique, de la théorie pédagogique, des résultats de la recherche scientifique en éducation.
2. importance donnée à la connaissance des élèves et à celle des divers processus psychologiques mis en oeuvre dans et par l'action éducative.
3. sans jamais négliger les qualités personnelles de l'éducateur, développer en celui-ci l'attitude scientifique devant les faits et les situations d'éducation.
4. prise de conscience de la complexité de situations d'éducation et de leur déterminisme.
5. importance attachée à la formation des enseignants de toutes catégories et de tous niveaux.
( On trouvera de plus amples informations dans Gaston MIALARET, un Educateur, un Pédagogue, un Chercheur publié par les Presses Universitaires de France.)

PUBLICATIONS PRINCIPALES
-Education nouvelle et monde moderne (en coll.) Paris, P.U.F., 1966, 3è éd. 1976 (trad. espagnole, italienne, portugaise)
-Etude sur la sélection et la formation des professeurs de mathématiques, Paris, CNRS, 1959, .
-Histoire mondiale de l'éducation (en coll. J.VIAL et divers), Paris, P.U.F., 4 tomes, 1981 (trad. Espagnole, italienne, portugaise, iranienne)
-Introduction à la pédagogie, Paris, P.U.F., 1964, 7è éd., 1990 (trad. espagnole, polonaise, italienne, arabe, roumaine, portugaise, tchèque, grecque)
- Henri WALLON, Athènes, Atrapos Publications, 2001, grec et français, 332 p..
-Introduction aux sciences de l'éducation, Lausanne, Delachaux et Niestlé, UNESCO, 1985, 110 p. (trad. anglaise)
-L'apprentissage des mathématiques Bruxelles, Ch. Dessart, 1967, 240 p. (trad. italienne, espagnole, portugaise).
-L'apprentissage de la lecture, Paris, P.U.F., 1968, 3ème éd. ,1975, 133 p. (trad. espagnole, italienne, portugaise)
-L'écriture et la connaissance de nos enfants, Paris, Bourrelier, 102 p.
-L'éducateur et la méthode des tests Paris, Ed. Scarabée, 1953, 136 p. (trad. turque)
-L'éducation préscolaire: bibliographie commentée, BIE/UNESCO, Paris/Genève, 1974, 92 p. (trad.anglaise)
-L'éducation préscolaire dans le monde, UNESCO, Etudes et documents de l'éducation, n°19, 1976 (trad. espagnole, anglaise, polonaise, portugaise).
-L'enseignement des mathématiques, Revue analytique de l'éducation, UNESCO, nov. 1959, vol.XI, n°9
-La formation des enseignants Paris, P.U.F., Col."Que sais-je?", n°1703, 1977, 4è éd., 1996 (trad. espagnole, italienne, portugaise, arabe)
-La pédagogie expérimentale Paris, P.U.F., Col. "Que sais-je?", n° 2155, 1984, 3è éd.1996, (trad. italienne, grecque, espagnole)
-La psycho-pédagogie, Paris, P.U.F., col. "Que sais-je ?", n° 2357, 1987, 5è éd., 2002, 128 p., (trad. italienne, portugaise)
-Le droit de l'enfant à l'éducation, Paris, U.N.E.S.C.O., 1979, 266 p. (trad. espagnole, anglaise, portugaise)
- Le Plan LANGEVIN-WALLON, Paris, P.U.F.,Coll." Pédagogues et Pédagogies ", 1997, 128 p
-Le rôle de l'éducation préscolaire dans l'éducation permanente, Paris, OMEP/UNESCO, 1970, 24 p. (trad.anglaise, espagnole)
-Lexique:Education, Paris, PUF, 1981, 167 p.
-Les sciences de l'éducation, Paris, P.U.F., col. "Que sais-je?", n°1645, 1976, 9è éd., 2002, (trad. portugaise, espagnole, japonaise, italienne, arabe, hongroise)
-Nouvelle pédagogie scientifique, Paris, P.U.F., 1954, 123 p. (trad.espagnole, italienne, portugaise)
-Pédagogie des débuts du calcul, Paris, Nathan , 1953, (trad. espagnole)
-Pédagogie générale, Paris, P.U.F., Col."Fondamental", 1991, 600 p., (trad. italienne)
-Psychopédagogie des moyens audio-visuels dans l'enseignement du premier degré, Paris, U.N.E.S.C.O./P.U.F., 1964, 232 p. (trad. anglaise, espagnole, italienne)
-Psychologie de l'éducation, Paris, P.U.F., Col. " Que sais-je ? ", n° 3475, 1999, trad. portugaise
-Questions de psychologie et travaux pratiques (Fascicules 1 et 2) Paris, Scarabée, 1950-1951,
-Recherches préliminaires à la pédagogie du calcul à l'école primaire, Delachaux et Niestlé, Col. "Cahiers de pédagogie expérimentale et de psychologie de l'enfant", n°9, 1953, 38 p. (trad. italienne)
-Statistiques appliquées aux sciences humaines, Paris, P.U.F., Col."Fondamental", 1991, 412 p.
- Statistiques, Paris, P.U.F., Col. " Premier cycle ", 1996, 222 p.
-Test C.G.M.62. Pour apprécier le niveau des connaissances en langue française, Paris, Didier, 1962, 75 p.
-Traité des sciences pédagogiques (en coll.). (8 tomes) Paris, P.U.F., 1969, (trad. espagnole, italienne, portugaise, japonaise, grecque, arabe)
-Vocabulaire de l'éducation et des sciences de l'éducation (en coll.), Paris, PUF, 1979, 457 p. (trad. espagnole)

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