L’auteure est
docteure en science politique, membre du Laboratoire d’Analyse des Systèmes
Politiques, et actuellement post-doctorante au CEFRES (Centre français de
recherche en sciences sociales) de Prague. Sa thèse a porté sur la
réorganisation du phénomène associatif en République tchèque depuis 1989 et a
mis en lumière les processus de transformation et de réajustements identitaires
ainsi que les modalités de l’innovation sociale. Ses recherches actuelles
portent sur la construction de la cause environnementale en Europe communiste
et post-communiste et sur les mobilisations écologistes en tant que vecteur de
contestation du nouvel ordre établi.
Partant de la posture selon laquelle
l’analyse des transformations post-communistes gagne a être menée avec des
outils théoriques forgés et utilisés par les sciences sociales en Occident et
rejetant donc l’idée d’une extra-territorialité scientifique des sociétés d’Europe
centrale et orientale avant comme après 1989, notre réflexion sur la
socialisation socialiste se propose tout autant de questionner les théories
existantes que de saisir les processus en cours.
C’est dans le cadre de notre recherche doctorale portant sur
la réorganisation du phénomène associatif depuis 1990 en Pays tchèques[1]
que nous avons été amenée à travailler sur l’appartenance à des organisations
sociales officielles avant 1989. Une des interrogations était relative à la
manière dont celle-ci pouvait jouer dans la participation ultérieure à des
collectifs. Nous avons donc analysé les mécanismes de la socialisation à partir
des modes de construction du rapport au collectif. Notre enquête empirique nous
a permis de recueillir des récits dont les témoignages remontent jusqu’aux années 1960[2].
Dans la mesure où nous considérons les
sociétés socialistes comme des sociétés complexes et différenciées, nous ne
concevons pas d’avantage que, dans un autre système politique, la socialisation
comme un processus passif ; au contraire, nous reprenons ici une
conception de la socialisation sur le mode de la « négociation »[3],
en tant qu’interaction entre les acteurs de la socialisation et les individus[4].
Comme dans le cas d’autres pays, l’analyse de la socialisation dans les
sociétés socialistes implique de discerner les acteurs créés ou
institutionnalisés par le régime pour diffuser les normes et valeurs
officielles des pratiques réelles de ces acteurs ainsi que de la manière dont
les individus s’approprient le contenu de la socialisation.
Dans une société sur-institutionnalisée, comme l’était la
société socialiste, il nous a semblé important de voir si l’expérience acquise
dans des organisations aux fonctions idéologique et intégratrice pré-définies a
constitué ou non une ressource ou une contrainte à la participation dans
un contexte démocratique. En d’autres termes, est-ce la pratique dans ces
collectifs qui prévaut ou l’intériorisation des discours qui ont été diffusés
en leur sein ? Au regard de l’important décalage entre les visées d’un
dispositif de socialisation à orientation unique et la diversité des discours
qui ont persisté dans la société tchèque, la question se pose de savoir quels
ont été les vecteurs opératoires de la socialisation et comment celle-ci a
fonctionné dans un contexte autoritaire.
Le système politique tchèque, tel qu’il a été transposé du
modèle soviétique et pensé par le pouvoir politique à la fin des années 1940,
prévoyait un dispositif d’organisations sociales devant contribuer à
l’émergence d’un « homme nouveau », c'est-à-dire d’un individu dont
les comportements auraient tous été orientés vers l’instauration du socialisme
et qui aurait pris une part active à sa construction, ce
que l’on a parfois appelé « homo
soviéticus ». L’appartenance, à différents stades de la vie, à ces
organisations sociales devait garantir l’homogénéisation des comportements et
des référentiels. Si l’unité du système devait être assurée par le rôle
dirigeant du parti communiste, elle devait être mise en pratique par ses
ramifications[5]. Cet
appareil comprenait un syndicat unique, une organisation de jeunesse unique,
une organisation de femmes unique ainsi qu’une organisation dans chaque domaine
d’activités, qu’il fût sportif, culturel ou de loisirs. De ce point de vue, si
l’intention politique était bien de nature totalitaire, les pratiques ont très
rapidement révélé l’hétérogénéité existant au sein de ce type de système et
cette diversité a eu des conséquences sur les modalités de la socialisation.
L’intérêt tout particulier pour l’organisation de jeunesse
tient non seulement à son rôle fondamental comme acteur de la socialisation
primaire[6],
mais également au rapport particulier que les individus ont entretenu avec elle
dans la mesure où l’appartenance à des organisations de socialisation
secondaire était moins fréquente[7].
Les récits d’anciens comme d’actuels membres d’organisations de jeunesse
convergent tous vers l’idée d’une grande pluralité dans les pratiques au sein
de l’organisation socialiste de jeunesse. Ces témoignages rapportent
l’existence de différentes formes de collectifs au-delà de l’apparente unité de l’organisation - nous parlerons alors
d’organisations « secondes » - mais aussi de rapports différenciés
aux collectifs officiels. Le discours officiel emprunt d’idéologie socialiste a
été concurrencé par des discours « locaux », c'est-à-dire ceux
produits dans les organisations sociales de base, nettement plus neutres. Si
l’école est demeurée un des vecteurs essentiels et continu de l’idéologie
officielle, l’organisation de jeunesse a été, à partir du milieu des années
1960 et encore durant la période dite de « normalisation » - allant
de la répression du Printemps de Prague à l’année 1989 –, le lieu de pratiques
distanciées par rapport aux objectifs du régime. Des propos recueillis en
entretiens ressort le constat général de la faible part du discours politique
dans les activités proposées aux enfants et aux jeunes, et somme toute un
phénomène d’apprentissage du collectif et de l’intérêt général propre à tout
mouvement de jeunesse.
Ces structures officielles, créées par le régime ou par la
base, ont permis des identifications collectives variées en fonction de la
manière dont leurs responsables géraient la vie du collectif. Non seulement,
une identité « seconde », comme celle des scouts par exemple[8],
a pu se maintenir dans ce type d’organisation, mais d’autres référentiels moins
marqués idéologiquement se sont également développés[9].
L’objectif du régime résidant dans la stabilité de la
société et dans l’intégration de la jeunesse, l’ensemble des organisations ont
bénéficié d’une relative autonomie, dès lors qu’elles respectaient, en
apparence, l’idéologie officielle. Il revenait donc aux responsables locaux de
maintenir leur groupe dans une conformité formelle, notamment au moment de la
rédaction de rapports d’activités et des contrôles lors des camps de vacances
par exemple. Ainsi sans s’inscrire dans une logique d’opposition au régime, ces
collectifs se sont joués de ses failles et de sa plasticité. En dépit de
l’objectif fixé par le pouvoir politique de transmission de normes,
l’appartenance à ce type d’organisations a essentiellement permis
l’apprentissage des possibilités offertes par le système, des limites de la
pluralité ainsi que des règles de toute vie en communauté. Sans avoir un
contenu politique, il s’est agi de mécanismes de socialisation, entendu ici
dans une acception large[10].
Si ces organisations n’ont pas pleinement rempli la fonction qui leur avait été
attribuée dans le cadre du régime de type soviétique – et en ce sens on peut
parler de raté de la socialisation socialiste -, elles ont joué un rôle de
ciment social et ont occasionné le développement d’un engagement non-politique,
à l’origine d’identifications sociales qui ont perduré après la fin du régime
socialiste. L’organisation d’activités pour les jeunes était neutre de ce point
de vue, même si elle pouvait relever d’une idéologie en termes de philosophie
de vie, comme chez les scouts notamment[11].
Nous avons mentionné plus haut le fait que l’appartenance à
l’organisation des pionniers était celle qui était la plus généralisée dans la
société tchèque. Ce constat suggère plusieurs remarques. Tout d’abord, cet état
de fait doit être nuancé pour la période des années 1980 lors de laquelle la
non-fréquentation de ces collectifs, y compris pour des raisons politiques de
la part des parents, était tout à fait possible. Ensuite, cela signifie que la
participation dans la vie adulte à d’autres organisations sociales
n’apparaissait pas comme une obligation. Seuls les membres de certaines
professions, comme les enseignants par exemple, étaient contraints d’appartenir
à une union ou un syndicat. De fait, il s’agissait soit d’une condition
d’entrée dans la profession (l’Union socialiste de la jeunesse pour les
enseignants) soit d’un moyen d’obtenir des avantages sociaux. Enfin, il faut
alors distinguer les cas d’adhésion suscitée et ceux de « participation
suscitée »[12]. Il nous
semble en effet que le plus souvent l’appartenance à une organisation
correspondait à une adhésion formelle, suscitée parfois par le coût de la non-participation[13].
Revenons à présent à l’exemple de l’encadrement des jeunes.
La diversité des organisations de jeunesse au-delà de la structure officielle
unique a occasionné un nouveau dispositif de socialisation primaire. En
s’identifiant à différentes sortes de collectifs, les jeunes ont accepté les
règles du jeu de leurs collectifs ainsi que certaines de celles du système. Ils
ont pu évoluer dans la société de type soviétique tout en se construisant leurs
propres espaces sociaux de référence, distincts de la logique générale du
système. Il devient donc difficile de parler de socialisation socialiste ;
le terme le plus approprié serait celui de socialisation dans un régime
socialiste, socialisation qui n’aurait pas eu lieu selon une modalité unique
telle que cela était prévu par le régime, mais à partir d’une multiplicité de
vecteurs et selon diverses interprétations de l’ordre légitime. En effet, même
au sein des collectifs officiels, le rôle des responsables influait sur la
perception de l’officiel qui apparaissait comme plus ou moins rigide. À la
pluralité organisationnelle, il faut ajouter la multiplicité des discours au
sein de la société. La socialisation primaire qui s’opérait au sein de la
famille, divergeait dans de nombreux cas du discours idéologique officiel. Si
les valeurs familiales pouvaient sous-tendre par exemple le choix de
l’organisation de jeunesse, nous verrons que la construction de l’identité
sociale des individus ne repose pas seulement sur cette variable. La
socialisation socialiste s’est donc produite selon diverses modalités et a
également transmis différents contenus.
Ces processus divers de socialisation laissent explique
qu’il existe des représentations sociales différenciées de la période
socialiste et par conséquent des perceptions également différenciées du
changement opéré par la rupture politique de 1989.
Cette plasticité du système de type soviétique et des
mécanismes de socialisation a rendu possible la transformation de la société
sans remise en cause totale de l’organisation de l’espace social. Le changement
de système s’est accompagné de réajustements des identités collectives.
Certaines justifications ont été rendues nécessaires par l’introduction de
l’ordre démocratique mais celui-ci n’a pas perturbé l’ensemble de la société.
La permanence de certaines identifications est due aux modalités de
socialisation à l’intérieur des ordres
locaux. Tout porte donc à penser que le système de type soviétique, comme
les autres systèmes politiques modernes, était un système complexe et
différencié, régi par des logiques sectorielles. Une des preuves en est qu’il a
produit des dispositifs sociaux convertibles dans un autre système politique.
La faiblesse de l’idéologisation de la société par les organisations sociales
dans la seconde moitié du régime - c’est-à-dire à partir des années
1960 -, explique en partie leur continuité et notamment la conversion de
l’ancienne organisation des pionniers[14].
En dépit toutefois de ces processus de continuité, il ne faut pas faire
l’économie de questionner les rapports au collectif et leur évolution depuis
1990.
Il s’est avéré que la socialisation socialiste a eu des effets variables sur l’engagement des individus dans la société démocratique. Si la participation à des organisations officielles n’a pas engendré de rejet systématique du collectif, elle a, dans de nombreux cas, renforcé les dispositions à l’engagement et au bénévolat qui n’avaient pas été vécus sous le mode de la contrainte avant 1989. L’expérimentation, le plus souvent positive, de l’organisation de jeunesse a pu constituer une ressource dans la mise en place d’activités collectives par la suite. L’expérience ainsi acquise dans différents types de collectifs a permis à de nombreux individus de consolider leur position sociale voir de se reclasser dans le nouveau système. La majorité des individus qui sont aujourd’hui actifs dans une association ont été socialisés dans des groupes de jeunes avant 1989 mais distinguent tout à fait cette expérience de leur activité présente. Leur schéma de représentation du collectif n’est pas du tout le même entre ce qui relevait d’une pratique généralisée et induite socialement de ce qui ressort de l’engagement voire du militantisme.
Conclusions
Si la socialisation semble reposer sur des acteurs précis,
elle n’est opératoire qu’à partir d’ordres locaux et de réinterprétations en
fonction de leurs logiques propres. Dans le contexte de la société tchèque
socialiste, c’est la multiplicité des lieux et acteurs de la socialisation qui
a produit l’intégration au système politique et qui explique partiellement sa
durée. Les principales organisations de jeunesse actuelles développent un
rapport au collectif semblable à celui qui était développé avant 1989. Si elles
ont dû s’adapter à un contexte de concurrence ouverte entre elles comme à la
transformation de la société, elles constituent des vecteurs de continuité.
Elles véhiculent également une vision de la société et un modèle de
comportement à son égard. Si elles incitent à une participation active, c’est
en dehors de toute référence à l’idéologie socialiste.
C’est donc par d’autres canaux que l’idéologie officielle
que de tels principes ont été diffusés. Toutefois la société démocratique
tchèque n’est pas une reproduction à l’identique de la société socialiste et de
nombreux acteurs ont été capables de renouveler les formes de collectifs, y
compris parmi ceux qui ont été actifs dans des organisations officielles. La
socialisation primaire au sein de la famille a parfois incité les jeunes à
opérer un choix identitaire au sortir du système de type soviétique mais elle
n’a pas non plus fonctionné de manière univoque. En effet, ce qui pouvait
apparaître comme un héritage, un legs transmis par la famille, a été renégocié
après 1990 par les individus. La fin du système de type soviétique n’a pas
occasionné un retour mécanique aux valeurs supposées originelles, c'est-à-dire
les identités collectives d’avant 1948. Le processus de transformation a
conduit les individus à se positionner par rapport à leurs expériences acquises
sous la période socialiste et ainsi à réajuster leurs pratiques et leurs
identifications[15]. La
socialisation socialiste s’est donc avérée dépendante de l’univers social dans
lequel elle s’est déroulée mais aussi de l’usage que les individus en ont fait
avant et après 1989. Les variations reposent sur la manière dont ils l’ont
intégrée à leur trajectoire sociale. Pour certains, il ne s’est agi que d’une
étape biographique, alors que pour d’autres elle a conduit à l’acquisition de
savoir-faire et à la construction d’une identité sociale, professionnelle et
parfois politique.
Tous ces éléments nous incitent à penser que l’analyse des
mécanismes de socialisation dans le cadre des sociétés socialistes, plutôt que
d’isoler ces sociétés des cadres analytiques classiques, révélerait la
pertinence d’approches en termes de pluralités des modalités de socialisation
des individus. Nous pensons ici plus particulièrement au travail réalisé par
Bernard Lahire sur l’homme pluriel
dans lequel il souligne la possibilité pour un individu de se constituer un
« stock de schèmes d’action ou d’habitudes non homogène, non
unifié », ce qui induit des « pratiques conséquemment
hétérogènes »[16].
[1] DEVAUX Sandrine, Analyse du phénomène associatif dans la société tchèque en transformation : du système de type soviétique à la démocratie, Thèse de science politique, sous la direction de Georges Mink, Université Paris X-Nanterre, 26 juin 2002, 656 p.
[2] Il faut ici préciser qu’il s’agit alors de propos concernant l’époque où les membres actuels d’associations étaient membres de l’organisation de jeunesse socialiste.
[3][3] Voir DUBAR, Claude, La socialisation : construction des identités sociales et professionnelles, Paris, Armand Colin, 3è ed., 2000, p. 11.
[4] Ce qui permet de dépasser la dialectique entre intériorisation et distanciation, voir notamment à ce sujet la présentation qu’en font François DUBET et Danilo MARTUCCELLI , « Théories de la socialisation et définitions sociologiques de l’école », Revue française de sociologie, octobre-décembre 1996, XXXVII-4, pp. 511-536.
[5] Nous reprenons ici comme base de réflexion l’approche totalitariste de Thomas LOWIT pour expliquer l’armature du système mais en la nuançant par la suite à propos de son mode de fonctionnement réel, « Le parti polymorphe en Europe de l’Est», Revue française de science politique, 1979, 4-5, pp. 812-846.
[6] Nous reprenons ici la distinction établie par Peter BERGER et Thomas LUCKMANN à propos de la socialisation primaire et secondaire dans La construction sociale de la réalité, Paris, Armand Colin, 1996 (1966).
[7] Si nombre d’organisations sociales étaient conçues comme des organisations de masse, seules l’organisation de jeunesse et l’organisation sportive ont véritablement revêtu cette dimension de part l’étendue des personnes auxquelles elles s’adressaient. Les autres organisations ont été essentiellement caractérisées par une participation passive, c’est-à-dire par une adhésion accompagnée du paiement de cotisations. Sur ce point voir, DEVAUX Sandrine, Analyse du phénomène associatif dans la société tchèque en transformation : du système de type soviétique à la démocratie, op. cit., pp. 333-337.
[8] Précisons que le mouvement scout tchèque, le Junák, comprenait près de 200 000 membres dans l’immédiat après-guerre, ce qui en faisait la première organisation de jeunesse du pays.
[9] Nous incluons dans cette catégorie des associations dites de « tourisme » dont la principale activité est de faire connaître aux jeunes leur région voire leur pays à travers le patrimoine naturel et culturel.
[10] En ce sens nous nous dépassons la définition qu’en donnait Annick Percheron, lorsqu’elle renvoyait aux « mécanismes et aux processus de formation et de transformation des systèmes individuels de représentation, d’opinions et d’attitudes politiques », « La socialisation politique, défense et illustration » in GRAWITZ, Madeleine, LECA, Jean, Traité de science politique, Paris, PUF, 1985, Vol. 3, p. 165.
[11] L’apolitisme caractérisait à la fois les responsables d’organisations « secondes », comme les groupes de scouts ou de touristes mais également les responsables des équipes de pionniers, qui pour la plupart n’avaient aucun lien avec le parti communiste et ne s’en sentaient pas systématiquement proches idéologiquement.
[12] C’est la typologie qu’a utilisée le sociologue Albert Meister pour caractériser le type de participation à des organisations dans les sociétés socialistes. Cf MEISTER, Albert, Vers une sociologie des associations, Paris, Éditions ouvrières, 1972 et La participation dans les associations, Paris, Éditions ouvrières, 1974.
[13] Sur ce point voir, POTUČEK, Martín, An uneasy Birth of the Czech Civil Society, Paper prepared for the International Seminar, The new European borders : Concepts and models of democracy in the Central European countries candidates for the European Union : Estonia, Czech Republic, Poland, Hungary, Slovenia, Trieste, Instituto Internazionale Jacques Maritain, 27-28 novembre 1998, 28 p, ZNEPOLSKI, Ivaïlo, « La mythologie post-totalitaire de l’adhérent et du non-adhérent au parti communiste », Les Temps modernes, 1996, n° 586, pp. 58-77.
[14] Les membres de l’organisation des pionniers de l’Union socialiste de la jeunesse ont fondé en 1990 l’association, le Pionýr.
[15] Par exemple, des jeunes dont la tradition familiale était dans le scoutisme ont été déçus par ce mouvement lorsqu’ils y ont adhéré après 1990, et se sont tournés vers d’autres organisations, y compris celle qui est issue de l’ancienne Union socialiste de la jeunesse.
[16] LAHIRE, Bernard, L’homme pluriel, les ressorts de l’action, Paris, Nathan, 1998, p. 35.